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Comité

 

LA REVUE

« Au milieu du mot “poésie” un homme se gratte et ronchonne » (Éluard 1920). Le signe Po&sie aimerait dire le et qui est à l’intérieur de la poésie, un et de diversité, de pluralité. & : non pour abréger (ce serait plutôt l’inverse) mais esquisser un idéogramme qui symbolise l’instabilité, la nouveauté, la place faite au rapport, aux interactions. Po&sie pour rappeler le un-en-deux de la traduction, le travail de disjonction et conjonction de l’écriture poétique, l’inquiétude de la poésie sur son essence, le risque de sa dislocation moderne et l’humour qui anticipe sur une réunion.

Les coopérateurs ici, sans numerus clausus : quelques-uns de ceux qui s’exposent à publier sous le titre « poème », quand bien même ils ne croiraient pas à la « pureté du genre ».

Le comité. Juin 1977. 

Po&sie
Revue trimestrielle publiée avec le concours du Centre National du Livre

Directeur de la Publication
Sylvie Marcé 

Rédaction/Administration/Vente/Abonnements
Éditions Belin
8, rue Férou
75278 Paris cedex 06
tél. 0155428400

www.editions-belin.com

 

 

L'ASSOCIATION

L'association « Pour Po&sie » a été créée en 2007 (Journal Officiel, 2007). Elle a pour but la croissance de la revue Po&sie aujourd'hui dans sa 31ème année, dans toutes les directions où elle jugera utile et ingénieux de le faire : pour l'amplification de son audience, de sa réception en général, et dans l'intérêt de la chose même, à savoir de la poésie au sein de la littérature et en transaction avec les arts, les savoirs et la réflexion philosophique.

En proposant au public une cotisation annuelle de 20 € pour devenir membre actif ou sympathisant, elle espère multiplier le nombre des « adhérents » et bénéficier d'un bon soutien.
La première augmentation consiste en l'ouverture d'un site propre, dont on découvrira ici même les modalités et les perspectives, les considérations et les rubriques. Ce site est distinct de celui des éditions Belin qui comporte de son côté nombre de données relatives à la revue. Les deux fonctionneront en synergie : on passera de l'un à l'autre, pour accompagner la vie de la revue, son passé et son présent, de l'association, de leur activité et de leurs projets. Parmi ceux-ci, deux sont à l'étude et commenceront d'être réalisée en 2009 :

- Une journée internationale de Po&sie sera organisée chaque année : journée et discussions et de travaux où nous inviterons à chaque fois un petit nombre de revues européennes de poésie, de littérature et de théorie à exposer leur « situation » et leurs analyses ; chaque fois « sur le motif », c'est-à-dire sous le titre d'une interrogation précise et aussi déterminée que générale : les exposés suivis de débats serons servis par une traduction simultanée. Français, anglais, allemand et espagnol serons les langues du malentendu.

- En 2009 nous inviterons les revues françaises de notre âge, c'est-à-dire trentenaires ou un peu plus jeunes, par exemple Europe, Commentaire, Action poétique, Règle du Jeu (et autres) à faire plus ample connaissance, à comparer leurs ambitions, leurs appréciations leurs influences, leurs espoirs...

La langue française et la littérature francophone pourraient être aussi le milieu et l'objet d'une rencontre où nous inviterons des revues québécoises, africaines, caraïbes et mélanésiennes/polynésiennes à échanger leurs vues antipodiques sur ce qui se donne pour un même Monde.
 

Pour soutenir le développement de l'association "Pour Po&sie",

on est prié d'adresser sa cotisation, par chèque libellé à l'ordre de l'"Association Pour Po&sie", à : 

Pour Po&sie

58 rue Monsieur-le-Prince

75005 Paris

 

LE SITE

Un site de Po&sie, de poésie, en appelle à “une poétique” des choses.  Ça veut dire quoi ? Se situer en éclairant la situation, c’est la façon la plus simple de dire l’ambition et l’espoir d’ouverture d’un site, et de celui-ci. À ses visiteurs nous adressons le souhait de Valéry à son Platane “que la candeur soit prise et ton pied retenu par la force du site”.

Mais d’où part le rayon d’un tel site tombant sur “l’événement, notre maître” (Pascal)?  D’un “œil vivant” (Rousseau) exerçant le jugement de sa langue depuis le point de sa vue, certes situé, conscient de l’être, et doué d’ubiquité.  Et non pas “de Sirius”, ni “de Dieu”,  juges derniers et paradisiaques, mais du ciel qu’on voit de la terre, d’où la terre est vue du ciel.  De haut, c’est-à-dire d’avion et de satellite, échelles différentes, mais d’où les mondes de la terre sont attenants et traversés par le mouvement de monde qu’aujourd’hui les “mondialise”.  Cette terre vue d’un tel “ciel” est la nôtre, notre monde d’expérience. Cette position de pensée prend son envol pour une vue que Baudelaire disait “élevée” (Spleen et Idéal III, “Mon esprit tu te meus avec agilité”) à hauteur d’une transcendance joyeuse : très ailleurs, très près. Ou encore : à hauteur de “sublime”, depuis laquelle la vue cherche à s’exercer au jugé, à la justesse d’un jugement qui rende justice.  Edgar Poe : "Les poètes voient l'injustice, jamais là où elle n'existe pas, mais fort souvent là où des yeux non poétiques n'en voient pas du tout".

La vision d’une telle vue, donc, surprenante et méprisée, par l’extrême nouveauté et violence des temps, s’aiguise (et peut se brouiller, bien sûr) à envisager le menaçant. Dans le lexique du 19e siècle, de la vision et de la voyance dont il s’agit de rabattre tout en la transposant, je dirais : les voyants sont allumés en effet;  ce ne sont pas les vaticinateurs extralucides, mais bel et bien les choses, les exemplarités, qui nous font voir la menace, et qu’il s’agit de montrer. Appelons poésie ce qui montre l’exemple : lettres des voyants.

L’œil n’est pas divin, mais du point – lui-même labile, en déplacement – d’où une vision synoptique risquée est possible, se révisant ou ravisant par effort d’impartialité, c'est-à-dire par révisions et corrections des angles ou perspectives qu’elle prend.
C’est quelque chose comme la vue “dialectique” inventée par Platon, qui cherchait à associer la vue d’ensemble (synopsis) et la microscopie (acribeia), que ne peut pratiquer simultanément le regard, mais dont est capable la “théorie” (theoria ou vue de l’esprit) qui conserve la mémoire de ce qu’elle vient de voir en le disant.  La vue dialectique s’élabore en effet depuis un “ciel des idées” – pour continuer à employer les expressions platoniciennes – qui est d’intelligibles (concepts) gagnés, formés, construits par la réflexion, historique, c’est-à-dire cumulative par disputations successives jusqu’à aujourd’hui, comme la mémoire au cours de la perception:  ce sont des intelligibles savants, critiques, philosophiques, scientifiques;  la pensée sait qu’elle voit “par énigmes et en figures” – sans intuition divine “face à face”, disait le philosophe-théologien.

Le site est site d’un jugement par exemplarités arrachées aux circonstances, qui n’est pas un “jugement dernier”.  Remarquons ici (ou là) les termes et syntagmes traditionnels de la philosophie d’École (idées, ciel, théorie, sublime, dialectique…et maints autres, car tous y passeraient) sont repris, renversés à l’emploi courant du sens: autant de mots pour des conceptions communes, auxquelles la pensée vernaculaire de “sens commun” fait appel pour se comprendre.

Alliés à ceux de la poétique, par exemple à celui-ci, grand terme (“nature simple”, dirait un cartésien) d’usage en poétique : le rapprochement, que favorise la vue de haut et de loin.  Cet œil vivant en effet, que fait-il d’autre que rapprocher?

Le rapprochement compare;  la comparaison rapproche.  Au fond de la différence, en tout contentieux, en toute question, pour la pensée de l’action, ou praxis, dans le différend où s’affrontent les estimations et finalement les décisions, il y a toujours ce moment: de deux choses l’une; de ces deux choses prises en une, A et B, ou davantage, dirons nous “c’est la même chose”?  Ou est-ce que “ça n’a rien à voir”? …. Ainsi de l’accusation mutuelle de “génocide” que se renvoient les États aujourd’hui (France-Rwanda; Palestine-Israël; Géorgie-Russie…) en est un bel exemple.  Auschwitz est devenu le grand comparant (et un “signifiant”) libre dans la géopolitique en piste de jugement, subsumant des horreurs qui “n’ont rien avoir” pour les uns; qui sont interchangeables pour les autres….

Quant à lui, le rapprochement “réel” des choses n’est pas une action “magique” à distance, une transformateur qui bouge les corps matériels ou à défaut leurs copies ou images par cinématographie (contrairement à ce que croit la mentalité enfantine enivrée par les films et la publicité); mais ce rapprochement qu’un travail difficile “réalisera” peut-être, est d’alors possibilisé parce qu’envisagé dans une comparaison parlante, loquace, œuvre de l’art du langage des langues en leur logicité, possibilisé en phrases pars les raisons:  juste comparaison est raison.  Opérations qu’on pourrait appeler très en générale de “traduction”. 

Il est remarquable que l’idéal politique, une paix qui vise le rapprochement, “le rapprochement des peuples,” se dise avec le mot de l’opération poétique fondamentale.  Une vision politique prépare des rapprochements entre humains:  “prochains” en effet, et cependant à jamais étrangers aux trois échelles de leur être-ensemble: d’un individu à l’autre, ou “interdividuelle”;  d’une pluralité à l’autre, entre “collectivités”;  d’une multitude à l’autre, ethnique ou nationale – à rapprocher sous l’idée régulatrice d’humanité, qu’est en effet un “universel difficile”.

 

LE COMITÉ

 

Rédacteur en chef 

Michel Deguy

Rédacteurs en chef adjoints

Claude Mouchard
Martin Rueff
Hédi Kaddour

Comité de rédaction

Olivier Apert
Gisèle Berkman
Xavier Bordes
Robert Davreu
Denis Guénoun
Jean-Paul Iommi Amunatégui
Claire Malroux
Pierre Oster
Richard Rand
Tiphaine Samoyault
Peter Szendy
Dumitru Tsepeneag
Laurent Zimmermann

Correspondants

Chawki Abdelamir
Clayton Eshleman
Pierre Joris
Li Jinjia
Christopher Middleton
Jean-Pierre Moussaron
Maciej Niemiec
Ono Masatsugu
Hans-Michael Speier
Nathaniel Tarn
Ueda Makiko

Michel Deguy a fondé la revue Po&sie en 1977, et la dirige. Universitaire, philosophe de formation, il préside le Conseil d'administration du Collège international de philosophie depuis 2005, après avoir présidé l'Assemblée des Directeurs de programme (1990-1993). Michel Deguy a publié une quarantaine d'ouvrages, chez Gallimard, au Seuil, chez Galilée. On trouve trois anthologies des poèmes dans la collection Poésie/Gallimard. Une bibliographie complète jusqu'en 2000 est éditée par l'IMEC (collection Inventaires, 2002). Les titres récents sont : La Raison poétique (2000), Spleen de Paris (2000), Au jugé (2004), Sans retour (2004), Desolatio (2007), Réouverture après travaux (2007) : tous ouvrages parus chez Galilée. Le Sens de la visite a paru chez Stock (2005). L'Allégresse pensive (Belin, 2007) rassemble les travaux de la décade qui lui a été consacrée à Cerisy ; Le Grand Cahier Michel Deguy (330 pages, Le Bleu du ciel, 2007) recueille inédits et études.

Martin Rueff est poète, critique et traducteur. Il enseigne à l’université de Paris VII- Denis Diderot, à l’université de Bologne et Professeur à l'Université de Genève où il occupe la chaire du 18ème siècle. Co-rédacteur en chef de la revue Po&sie, il dirige la collection Terra d’Altri aux éditions Verdier. Traducteur, il se consacre à la poésie italienne contemporaine mais aussi aux œuvres de pensée. Il a traduit des essais comme ceux de Carlo Ginzburg (Nulle île est une île, Verdier 2005) et de Giorgio Agamben (Profanations, L’amitié, La puissance de la pensée, avec J. Gayraud ; à paraître à l’automne 2008 : Le règne et la gloire, Pour une généalogie théologique de l’économie et du gouvernement, Homo Sacer, II, 2). Aux éditions Verdier il a publié en 2008 la traduction commentée de Ronda dei conversi, le dernier recueil d’Eugenio De Signoribus. Il a participé à la Pléiade des œuvres de Claude Lévi-Strauss et a dirigé le volume Quarto des œuvres de Pavese à paraître à l’automne aux éditions Gallimard. Il vient de consacrer un ouvrage critique à la poésie et à la poétique de Michel Deguy : Différence et identité : Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel (une étude), à paraître chez Hermann. Publication de livres de poésie : Lapidaire adolescent (Comp’Act, 2001), Corde raide (La Luna, 2005), Comme si quelque (Comp’Act, 2006), Icare crie dans un ciel de craie (Belin, 2008 – Prix international de la poésie francophone Yvan Goll et Prix de l’Académie française Henri Mondor).

Hédi Kaddour, né en 1945. Vit à Paris. Poète et romancier. Il a écrit trois recueils de poèmes La fin des vendanges (1989), Jamais une ombre simple (1995), Passage au Luxembourg (2000), et un roman, Waltenberg (2005). Tous ces titres sont publiés chez Gallimard, collection blanche ou folio. Il est également l'auteur de deux recueils d'essais et microlectures, L'émotion impossible (Le temps qu'il fait) et Inventer sa phrase (Victoires éditions). Il a traduit de l'allemand la Minna von Barnhelm de Lessing (Corti éd.). En 2010, il a publié deux livres chez Gallimard : un roman, Savoir-vivre, et un journal, Les Pierres qui montent, notes et croquis de l'année 2008.

Olivier Apert est poète essayiste, dramaturge, librettiste et traducteur. Membre du jury du Prix de la Vocation (poésie). Parmi une quinzaine de livres, il a publié en poésie entre autres : Comme au commencement (Mihaly, 1999) ; Infinisterre suivi de Crash (Apogée, 2006), Etat du poème suivi de Berliner Stätdtenwolf (L’Actmem, 2009) ; en essai L’homme noir blanc de visage (Le temps qu’il fait, 1994) ; Portatif de la provocation (avec François Boddaert, Presses Universitaires de Vincennes, 2000) ; Baudelaire, être pour soi-même un grand homme et un saint (Infolio, 2009) ; en théâtre àlavieàlanuit (L’Harmattant, 2003) ; en opéra Oreste & Œdipe (Mihaly/Apostrof, 2001) ; en traduction, l’œuvre complète de Mina Loy (trois volumes, L’Atelier des Brisants, 2001-2005), de Karoline von Günderrode, et cotraduit Pasolini et Ion Muresan. 
Il travaille avec le metteur en scène Nicolas Hocquenghem et les chorégraphes Sylvain Groud (Talitha koum et Quand je me couche dans le temps) et Muriel Piqué (AOA).

Gisèle Berkman est directrice de programme au Collège International de philosophie, où elle travaille sur les représentations de l’activité de pensée, des Lumières à l’extrême contemporain. Dix-huitiémiste de formation, elle a consacré sa thèse à l’autobiographie de Rétif de la Bretonne (Filiation, origine, fantasme, les voies de l’individuation dans Monsieur Nicolas ou le coeur humain dévoilé de Rétif de la Bretonne, Champion, 2006), et a écrit des articles sur Rousseau, Montesquieu, les marges des Lumières. Parallèlement, elle travaille sur les écritures contemporaines, et sur le rapport entre littérature et philosophie. Elle a coordonné, avec Jean-Louis Giovannoni, le numéro 82 du Nouveau Recueil consacré aux « Écritures de la pensée » (mars 2007). Elle a consacré des articles à Maurice Blanchot, Jacques Derrida, Michel Deguy. Elle a publié, dans Po&sie, un article consacré à Giorgio Agamben (« Giorgio Agamben, la figure et le chiffre, ou de Bartleby au “Musulman“, in Po&sie, n° 117-118, déc. 2006), et a consacré un article critique à un livre du sociologue Louis Pinto, « La pensée en procès », dans Po&sie, n° 124.

Xavier Bordes est entré au Comité de la revue Po&sie en 1986. Organiste, compositeur, musicologue, se tourne vers les études d'histoire en Sorbonne, puis étudie la littérature à l'Université de Vincennes avec J.P. Richard, Michel Butor, Michel Deguy. À partir de 1968-69, devient enseignant en lettres, journaliste, et traduit des poètes grecs, Odysseas Elytis, Manolis Anagnostakis, D. Davvetas, Alexis Zakythinos, en particulier, ainsi que plusieurs auteurs latins et allemands (Heynicke). Xavier Bordes a publié plus d'une quarantaine de livres, chez divers éditeurs, dont trois gros recueils de poèmes chez Gallimard : La Pierre Amour (1987),Comme un bruit de source (1999) À jamais la lumière (2001). Il a participé à la fondation des Éd. Mille et une Nuits, publié des textes critiques sur de nombreux peintres et photographes (Rougemont, Le Cloarec, Tisserand, Four,Brandon, Leick, etc...) et collaboré avec le Centre Georges Pompidou (exposition Elytis - un méditerranéen universel -1988. Exposition Les Surréalistes grecs - 1989). Dernier livre : Quand le poète montre la lune... (Corlevour - 2002)

Robert Davreu,  né le 9 août 1944. Prag de philosophie, a enseigné cette discipline dans le secondaire pendant une vingtaine d’années, puis en littérature générale et comparée à l’Université Paris 8. Poète, il a publié à ce jour huit recueils : Alliage des cendres chez Gallimard, Marelles du Scorpion, Charnières et Il ne voulait rien peindre chez Seghers,  Mémoire à contretemps chez A-M Métailié, Trame d’hiver chez Belin, au passage de l’heure et Moments perdus chez José Corti. Sa bibliographie de traducteur de l’anglais compte une cinquantaine de titres, avec notamment des auteurs tels que Thomas Hardy, Henry James, Arnold Bennett Russell Hoban ou Graham Swift, côté romans, Keats, Shelley, Ann, Charlotte, Emily et Patrick Branwell Brontë, e.e. Cummings, côté poésie. Du grec, il a également traduit la grande chanson de geste crétoise de plus de 10 000 vers de Vitzentzos Cornaros, Érotokritos (José Corti). Il a obtenu le prix Baudelaire de la traduction en 1985. Essayiste, il est l’auteur de l’ouvrage consacré à Jacques Roubaud dans la collection « poètes d’aujourd’hui » chez Seghers, ainsi que de nombreux articles pour l’Encyclopaedia Universalis. Il est membre du comité de rédaction de Po&sie depuis sa création.

Claire Malroux est l’auteur d’une dizaine de recueils, dont les derniers sont parus aux éditions du Castor Astral : Soleil de jadis, récit poème (1998), Suspens (2001), Ni si lointain (2004), La Femme sans paroles (2006). Certains de ces textes ont fait l’objet de publications aux Etats-Unis. Traductrice d’Emily Dickinson, à qui elle a consacré un essai : Chambre avec vue sur l’éternité (Gallimard, 2005) et de Wallace Stevens, mais aussi de poètes contemporains de langue anglaise, dont Derek Walcott, Claire Malroux a reçu le Grand prix national de Traduction en 1995. Membre du Comité de rédaction de Po&sie, elle siège par ailleurs au jury du Prix Nelly Sachs et du Prix de Poésie de la Vocation, attribué par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet. 

Tiphaine Samoyault est professeur de littérature comparée à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, spécialiste de la littérature française et européenne au XXe siècle, des questions de traduction et de mondialité littéraire. 
Elle a notamment publié des essais : Excès du roman (Maurice Nadeau éd., 1999), Littérature et mémoire du présent (Pleins feux, 2001), La Montre cassée (Verdier, 2004) et des récits ou romans : La Cour des Adieux (Maurice Nadeau, 1999), Météorologie du rêve (Le Seuil, 2000) et Les Indulgences (Le Seuil, « Fiction & Cie », février 2003). Son dernier livre, La main négative (Argol, 2008) est un récit né de la rencontre avec  des œuvres de l’artiste Louise Bourgeois. Membre du comité de lecture des éditions du Seuil, elle collabore à plusieurs journaux et revues de création ou de critique (Purple Journal, Agenda de la pensée contemporaine, La Quinzaine littéraire).

Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris Ouest Nanterre et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Fellow à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Il est notamment l’auteur de : L’Apocalypse-cinéma. 2012 et autres fins du monde (Capricci, 2012) ; Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques (Éditions de Minuit, 2011) ; Tubes. La philosophie dans le juke-box (Éditions de Minuit, 2008) ; Sur écoute. Esthétique de l’espionnage (Éditions de Minuit, 2007) ; Les prophéties du texte-Léviathan. Lire selon Melville (Éditions de Minuit, 2004) ; Membres fantômes. Des corps musiciens (Éditions de Minuit, 2002) ; Écoute, une histoire de nos oreilles (préface de Jean-Luc Nancy, Éditions de Minuit, 2001).

Dumitru Tsepeneag, né en 1937 à Bucarest. Il est dans les années 1960 et 1970, avec le poète Leonid Dimov, le chef de file de l’onirisme, le seul courant littéraire à s’opposer au « réalisme socialiste » officiel. En 1975, pendant un séjour à Paris, il est déchu de sa nationalité par Ceausescu et contraint à l’exil. Il est naturalisé français en 1984. Pendant les années 1980, il se met à écrire directement en français. La « chute du Mur » le ramène à la langue maternelle, sans pour autant qu'il renonce au français. Romancier, journaliste et traducteur de poésie, il a publié ses romans chez Flammarion et puis chez P.O.L. (Arpièges, Le mot sablier, Pigeon vole, Hôtel Europa, Pont des Arts, etc.). Ses livres sont traduits également en anglais, allemand, tchèque, hongrois, serbe et autres langues européennes. Il fait partie du comité de la revue Po&sie depuis les années 90.